Mehla Mint Ahmed Taleb : le Président Ghazouani a la ferme volonté d’impliquer la femme

La présidente de l’observatoire national des droits de la femme, Mme Mehla mint Ahmed Taleb, a affirmé que les femmes ont maintenant plus de chance que jamais, car le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, est convaincu de l’implication politique de la femme, soulignant que la création de l’observatoire en est la preuve tangible.

Parlant dans le cadre d’un plaidoyer, organisé vendredi à Nouakchott, en faveur de la promotion des droits politiques de la femme et son rôle dans le processus démocratique, Mme Mehla a indiqué que l’objectif de la rencontre est de faire de la lumière sur l’observatoire, soulignant que sa mission est, avant tout, une mission sociale.

A ce propos, elle a affirmé que le progrès du pays est conditionné par l’émancipation de la femme et de son implication effective dans tous les rouages de la vie politique et économique nationale.

En effet, l’année 2006, a été marquée par une décision historique accordant à la femme un quota de 20% au sein des centres décisionnels, mais, malheureusement, ce taux est resté figé jusqu’en 2016, malgré les attentes des femmes de le voir augmenter au cours de cette décennie.

La présidente de l’observatoire a souhaité l’application de la parité du genre au niveau du gouvernement, de l’administration, du parlement, et au niveau des conseils municipaux, insistant que ce recul s’explique par la domination d’une mentalité consistant à écarter la femme de la vie politique nationale.

Elle a ajouté que l’observatoire a envoyé des messages, à la veille de la campagne, à toutes les formations politiques ayant participé aux concertations avec le ministère de l’Intérieur et la CENI, les invitant à présenter le grand nombre possible de femmes en tête des listes électorales, louant l’initiative de la Première Dame en faveur de l’autonomisation politique de la femme.

Par ailleurs, Mint Ahmed Taleb a demandé aux réseaux concernés d’œuvrer en faveur de la modification du quota de 20% pour devenir 35%, à travers la mobilisation et la sensibilisation, appelant les pouvoirs publics à lutter contre toutes les formes de violence contre les femmes.

De son côté, la coordinatrice du panel d’initiatives de plaidoyer en faveur de la participation de la femme, Mme Fatimetou mint Mohamed Saleck, a indiqué que les femmes représentent plus de 52% de la population et qu’elles sont toujours politiquement marginalisées, soulignant que le panel a organisé des campagnes de sensibilisation au cours du mois de janvier dernier pour une meilleure représentation de la femme.

A son tour, le représentant du Haut Commissariat des Droits de l’Homme, a affirmé que la participation politique de la femme est nécessaire pour la promotion des droits des femmes et des jeunes filles, une des priorités de l’observatoire, soulignant l’engagement de son institution à le soutenir.

sam, 13/05/2023 - 01:53