La Mauritanie est l’un des pays les plus jeunes du monde. Plus de 60 % des habitants ont moins de 25 ans. Pourtant, le droit du travail et les règles sociales qui encadrent leur avenir datent d’un autre siècle.
« Les interdits fondateurs ne sont pas des dogmes, mais des horizons évolutifs », rappelait Mireille Delmas-Marty. Meurtres de masse, esclavage sexuel, destructions de biens culturels, enrôlement d’enfants, ces atrocités qui devraient relever des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité continuent de se multiplier au Sahel.
Au nord-ouest de la Mauritanie, le long des côtes sauvages du Banc d’Arguin, s’égrènent de petits villages isolés, battus par les vents atlantiques : Lemamghar, Rgeyba, Taichet, Iwik, Tenalloul et Arkeiss.
Ce sont les villages des Imraguens, un peuple de pêcheurs qui vit depuis des siècles en harmonie avec la mer et ses ressources.
La Mauritanie ne pourra avancer que lorsque chacun de ses enfants se sentira pleinement inclus. Les Haratins, descendants d’anciens affranchis, restent encore marqués par les séquelles de l’esclavage. L’esclavage appartient au passé et l’État le combat avec fermeté.
Le respect des personnes âgées est essentiel et constitue un devoir religieux, moral et social. L'Islam insiste sur l'importance de les traiter avec bienveillance et de les apprécier. Parallèlement, les sociétés du monde entier témoignent du respect aux personnes âgées en tant qu'êtres humains et reconnaissent leur rôle et leurs expériences.
La Mauritanie vient d’adopter la loi n° 2025-002 sur les établissements publics et sociétés (EPS). Elle abroge l’ordonnance de 1990 et dote enfin le pays d’un cadre clair, détaillant création, organisation, fonctionnement, contrôle, contractualisation et gouvernance. Ce socle juridique était attendu depuis longtemps.
Depuis plus d’une décennie, Biram Dah Abeid occupe une place difficile à ignorer. Ses arrestations répétées n’ont pas freiné son ascension. Elles l’ont renforcée. Ses candidatures présidentielles en 2014 et 2024, son siège parlementaire, sa reconnaissance internationale font de lui une voix centrale. Mais ce rôle, il ne l’a pas seulement conquis.
Le gouvernement fait de son mieux pour jouer son rôle en recherchant les voies et moyens nécessaires à la réalisation des infrastructures indispensables au développement du pays. Cependant, un sujet demeure préoccupant depuis toujours : le manque de participation du secteur privé dans la construction économique nationale.
Chaque génération mauritanienne a cru à la réforme qui allait tout changer. Développement. Cohésion. Équité. Une société où la citoyenneté serait la seule boussole. Mais chaque fois, l’élan s’est brisé. Chaque fois, l’espoir s’est heurté aux mêmes murs.